| Élie Yaffa est né le 9 décembre 1976 à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine. Sa mère Lucie Borsenberger, française d’origine belge et mosellane, femme de ménage, institutrice et greffière, l’élève seule. Son père Seydou Nourou Yaffa, sénégalais musulman d’ethnie soninké, originaire du village de Bakel, fut envoyé adolescent en France en 1955, pour tenter de calmer son indiscipline. Il y effectua d’abord des études de commerce avant de rejoindre Bordeaux pour s’installer à Paris comme mécanographe comptable chez Robert Laffont puis Flammarion. Il devint ensuite disquaire puis mannequin, défilant dans presque toute l’Europe. Il s’investit ensuite dans le monde des nuits parisiennes, des discothèques et enregistra un disque de funk en 1978. Du côté de ce père qu’il voit peu, Élie Yaffa a un demi-frère, Gilles, et une demi-sœur, Vanessa, qui est coiffeuse, les deux plus âgés que lui. À l’âge de 10 ans, il part s’installer avec sa mère à La Colle-sur-Loup puis à Cagnes-sur-Mer sur la Côte d’Azur à la suite du divorce de ses parents. Il déclare avoir été plus souvent victime de racisme à cet endroit qu’à Paris. C’est un enfant très sportif et aimant la musique. Auprès de sa mère, il écoute les musiques cubaines et antillaises qu’elle apprécie particulièrement, au milieu des tubes de la chanson française que diffusent les émissions de télévision telles que Club Dorothée, Top 50 ou Jacques Martin : Michel Berger, Renaud ou Desireless. Encore enfant, il écoute Michael Jackson puis James Brown, du reggae et du rap, par le biais de son grand frère. Plutôt discret, Elie Yaffa est tout de même turbulent, se faisant souvent exclure à l’école. À 15 ans, un échange scolaire avec une famille de Détroit lui permet de vivre quelques semaines aux États-Unis ; il révèle plus tard avoir falsifié son âge sur des documents administratifs pour pouvoir y rester toute l’année scolaire. De retour en France, il décroche un BEP vente en lycée professionnel, et suit sa mère qui revient s’installer à Boulogne-Billancourt. En parallèle, il commence à s’impliquer dans l’univers du hip-hop, d’abord comme breakeur puis Maître de cérémonie (MC) et se met, par l’intermédiaire de son entourage, à fréquenter le quartier du pont de Sèvres à Boulogne, véritable pépinière de rappeurs français à cette époque (Zoxea, Dany Dan et Les Sages Poètes de la Rue, LIM et son groupe Movez Lang, Salif, la Malekal Morte, le collectif du Beat de Boul, etc.). Lors de son premier voyage au Sénégal, Élie Yaffa rencontre un de ses cousins nommé Boubakar ; il utilise par la suite le diminutif « Booba » en référence à ce dernier. Toutefois, Chantal Goya raconte que Pascal Nègre, président-directeur général d’Universal Music France, lui avait demandé l’autorisation de s’inspirer du générique de Bouba, justifiant aussi que Tallac Records porte le même nom que la montagne où vit le petit ourson. |
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