| Chez les Suédois de Tarsier, on aime visiblement les univers qui sentent fort le formol et plus généralement le glauque. Dans Reanimal, on incarne deux enfants, orphelins et frères et sœurs. Ils sont à la recherche de trois amis qui sont retenus prisonniers sur 3 îles. À l’aide de notre superbe bateau, on va donc naviguer et tenter d’aller les secourir. Comme dans Little Nightmares, la première licence des devs, on est au beau milieu d’une zone où tout (ou presque) veut nous voir trépasser, ou nous manger, ou les deux. D’ailleurs, si tu n’as rien suivi à Little Nightmares, on avait fait un récap du lore des jeux. Comme à leur habitude, la narration déroulera ses longs segments au fil du jeu, sans passer par de longues cutscenes, dialogues ou documents à lire. Il suffira d’ouvrir l’œil pour collecter des informations sur l’univers. Reanimal, c’est aussi une suite de tableaux à la fois magnifiques et badants au possible. Tout ce qui nous entoure est sinistre, saturé entre noir et gris, avec pour seule couleur un rouge bien sympa qui est généralement synonyme de danger. Pour ne rien gâcher, Tarsier a également mis le paquet sur le sound design entre silence de mort et bruits de pas à peine perceptibles… on se sent assez peu en sécurité, et c’est parfait comme ça. La cerise sur le gâteau, c’est la caméra fixe qui vient renforcer le sentiment d’abandon et de solitude (oui, même à deux). Tantôt tout proche, tantôt éloignée, on ne sait jamais si un ennemi va apparaître au fond d’un plan ou en dehors de celui-ci. Les différents shots font aussi la part belle au gigantisme, avec des environnements qui nous mettent un peu plus dans la peau d’être minuscules. Pour nous ralentir dans notre progression et faire monter la tension, on va évidemment croiser de délicieux personnages… d’animaux difformes à des “humains” tout aussi sexy, on ne va rien spoiler, mais Tarsier s’y connaît en designs qui donnent envie de sprinter. |
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